L’importance accrue des ressources humaines

La thèse selon laquelle le numérique finira par supplanter la main-d’œuvre humaine ne reflète pas la réalité : au bout du compte, les opérations commerciales, dont font aussi partie les soins dentaires, sont toujours conclues par des individus. Le service joue un rôle déterminant à cet égard.

La numérisation, malédiction ou bénédiction ? Selon le point de vue, le passage de l’analogique au numérique peut se révéler un fléau ou tout l’inverse. En réalité, il est inutile de s’intéresser à cette question, car le changement est amorcé et ne s’arrêtera pas. L’essentiel consiste plutôt à savoir comment aborder cette transition. Voici les questions à se poser : quelle incidence et quel potentiel la numérisation aura-t-elle dans le domaine de la médecine dentaire ? En quoi peut-elle contribuer à l’évolution des cabinets dentaires ? Quel rôle jouera-t-elle dans les relations entre les cabinets dentaires et leurs patients ?

Première thèse : la numérisation n’a d’intérêt que si elle bénéficie directement ou indirectement aux patients.

Si, de prime abord, la numérisation et la mise en réseaux des acteurs et des processus produisent un effet de rationalisation, il ne s’agit toutefois pas de leur unique objectif : elles visent avant tout à libérer des capacités au profit de l’évolution de l’entreprise, mais aussi à augmenter l’attrait du cabinet dentaire pour les patients. D’une part, elles améliorent la qualité des soins grâce à des technologies numériques innovantes et, d’autre part, elles promeuvent l’excellence du service. Non seulement la numérisation des cabinets dentaires accroît l’efficacité de toute l’activité médicale et des procédures administratives, mais elle génère aussi un gain de temps qui permet d’intensifier les relations avec la patientèle sur le plan interpersonnel. L’équipe du cabinet peut ainsi se consacrer pleinement aux besoins des patients et renforcer leur fidélité.

Prise en charge de la gestion des honoraires

En confiant la numérisation de la gestion des honoraires à la Caisse pour médecins-dentistes SA, le cabinet dentaire peut décharger son équipe des tâches administratives afin de donner la priorité au bien-être des patients.

Deuxième thèse : pour être efficace, la numérisation d’un cabinet dentaire doit être totale.

Le big data a aussi fait son entrée dans le domaine de la santé. Lors de l’édition 2018 du congrès SSO à Berne, le concept de « cabinet dentaire 2.0 » était au centre des discussions. Les intervenants étaient unanimes : la numérisation s’étendra à tous les aspects du cabinet dentaire moderne. Selon les experts, la radiologie affiche déjà une numérisation poussée. Les technologies numériques auraient également le vent en poupe dans le domaine du diagnostic, de l’implantologie et de l’orthopédie dento-maxillo-faciale. Il était notamment question d’applications dotées de diverses fonctions axées par exemple sur le suivi des soins en cas d’accident dentaire, les techniques de suture et les applications radiologiques. Les médias spécialisés apportent la confirmation de cette tendance à la numérisation. Ainsi, des algorithmes servent déjà à l’établissement des résultats d’analyse et aux interprétations des diagnostics. La numérisation relie l’anamnèse, le diagnostic et le traitement, mais aussi les prestations de tiers. L’ère du cabinet dentaire 2.0 est proche.

Il est étonnant de constater que de nombreux cabinets dentaires n’ont pas intégré les opérations financières liées aux soins dentaires dans le flux de données numériques. L’idéal serait de veiller à combler ces lacunes.

Prise en charge de la gestion des honoraires

Confier la numérisation de la gestion des honoraires à la Caisse pour médecins-dentistes SA permet d’intégrer ces aspects à la gestion des patients, ce qui donne à l’équipe du cabinet la possibilité de se consacrer en toute sérénité à sa mission essentielle, à savoir le service.

Troisième thèse : le service repose sur les relations humaines, et il est impossible de les numériser.

Les relations avec la clientèle se déroulent sur le plan émotionnel. En effet, ce sont l’amabilité, la prévenance, la serviabilité, la spontanéité et la sympathie qui permettent de tisser des liens avec les patients. Comme le dit un ancien dicton qui peut également s’appliquer à la demande de soins dentaires : « la confiance oblige à la fidélité ». Ce n’est pas la numérisation en elle-même qui fait d’un cabinet dentaire une entreprise proche de ses clients, mais l’expérience émotionnelle positive qu’il leur apporte, laquelle ne peut émerger que d’un climat d’ouverture et de confiance. Wolfgang Jenewein, professeur ordinaire d’économie d’entreprise à l’Université de Saint-Gall*, parle à ce sujet d’échange sincère et constructif.

Sa devise : si elle ne parvient pas à stimuler l’investissement de ses employés et à les inciter à contribuer à l’effort commun, une entreprise finira par connaître des difficultés. Selon lui, le leader a besoin de l’intelligence collective, des idées et de la réflexion de « l’essaim ». Selon Wolfgang Jenewein, les êtres humains sont extraordinaires. Cette approche met en évidence les limites de la numérisation. Voici en substance ce que le philosophe Konrad Paul Liessmann livre à ce sujet : « À l’avenir, ce seront les jeunes qui possèdent des connaissances ou des compétences impossibles à numériser. Ils soutiennent la numérisation par leur esprit critique et leur réflexion. Ils auront le plus de chances de trouver un emploi. » Selon le pédagogue Heinz-Joachim Heydorn, l’essentiel est de rapprocher les individus. Dans les faits, c’est la bienveillance qui initie l’attachement des patients à leur cabinet et renforce leur fidélité à l’entreprise.

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Prise en charge de la gestion des honoraires

Confier la numérisation de la gestion des honoraires à la Caisse pour médecins-dentistes SA bénéficie directement aux patients, qui peuvent alors se faire conseiller par des employés qualifiés dans le domaine du financement de leurs soins dentaires. Un service de personne à personne.